Le slow tourisme ou l’art de prendre son temps pendant ses vacances

La Provence, 12 août 2019
Publié le 13 août 2019

Cette tendance invite les voyageurs à se réapproprier le temps pour voyager autrement tout en y intégrant une dimension écologique

Lentement mais sûrement, une maxime bien connue qui colle parfaitement à une tendance touristique en plein essor : le slow tourisme. Créé dans les années 2000, ce concept n’a rien de nouveau. Cependant depuis quelques années, avec la popularisation des principes liés au développement durable, les citoyens revoient petit à petit leur façon de concevoir le voyage, en privilégiant, désormais, la qualité de l’expérience plutôt que le nombre d’activités. Et pour cause selon une étude IPSOS réalisée en 2017, 80 % des Européens ont l’intention de ralentir leur rythme de vie et 53 % des Français disent vouloir prendre leur temps lorsqu’ils visitent un pays, une région ou une ville.

Évolution des modes de transport, généralisation des préoccupations environnementales et envie de séjours plus authentiques, plus responsables et plus proches de la nature... autant d’arguments qui expliquent l'essor de cette pratique. Véritable phénomène sociétal, le slow tourisme est un état d’esprit, une philosophie de vie qui vise, principalement, à lutter contre deux dérives de la société : le stress et la course contre la montre. Pour remédier à cela, cette tendance invite les voyageurs à se réapproprier le temps pour voyager autrement tout en y intégrant une dimension écologique. En quelque sorte, les slow touristes s’opposent au tourisme de masse et prennent le temps de découvrir plutôt que de parcourir des kilomètres pieds au plancher.

Le slow tourisme ou l’art de prendre son temps pendant ses vacances