CREST : manifeste pour un tourisme durable, tendances et statistiques 2018

CREST, septembre 2018
Publié le 12 octobre 2018

Dans l'édition 2018 de Trends & Statistics, le problème complexe du surtourisme est examiné de plus près. Alors que les touristes affluaient depuis des décennies vers les destinations populaires, l'émergence récente de ce terme montre à quel point cette question est devenue pressante.

En 2012, l'OMT annonçait que le nombre de touristes internationaux avait dépassé le milliard pour la première fois. La même année, #overtertourism est devenu un hashtag actif sur Twitter. Dans un article crucial publié en août 2016 sur l'impact du tourisme en Islande, Skift a chercher à sensibiliser le public sur le problème. Depuis, Skift et un grand nombre d'autres publications importantes ont fait état de "l'excès de tourisme" dans de nombreuses destinations, telles que Montréal, Barcelone, Lisbonne, Venise, les îles Galápagos, le parc national Banff, le Machu Picchu et la ville de New York.

Le terme est maintenant au centre des discussions sur la croissance rapide des voyages dans le monde. Le Telegraph en a même appelé à des dictionnaires pour désigner le terme "surtourisme comme le mot de l'année 2018. Au fur et à mesure que l'étude du surtourisme a évolué, les discussions ont pris un nouveau tournant afin de réfléchir aux moyens de prévention à mettre en oeuvre dans les destinations émergentes et d'atténuation dans les destinations classiques.

Bien que le terme surtourisme ne soit entré que récemment dans le lexique du tourisme traditionnel, la notion n’est elle-même pas nouvelle. Dans le secteur des parcs et des loisirs ainsi que dans ceux de la politique du tourisme et de la planification, l'expression "capacité de charge" a commencé à être utilisée dans les années 50 pour mesurer le nombre de visiteurs qu'une zone protégée peut durablement accueillir. Ces dernières décennies, la capacité de charge a été progressivement remplacée par deux autres concepts qui se révèlent plus utiles pour mesurer les impacts des visiteurs dans les zones protégées. Il s'agit de la "limite de modification acceptable" (LAC), principalement utilisée par le service forestier américain, et de "l'expérience du visiteur et la protection des ressources" (VERP), utilisée par l'administration des parcs nationaux aux États-Unis. Tant LAC que VERP se concentrent sur la mesure des interactions entre trois composantes : 1) les ressources (sol, végétation, eau, faune) ; 2) l'expérience du visiteur (encombrement, conflit...) ; 3) la gestion (éducation des visiteurs, règles et réglementations), en mettant l'accent sur la "gestion par objectif" ou en établissant un ensemble d'objectifs et d'indicateurs qui indiquent la manière dont chaque parc est géré.

Retrouvez le rapport intégral sur le site du CREST (en anglais).