Le duty free, clé de l’attractivité touristique des pays

Jean-Noël Kapferer, the Conversation, 13 mars 2019
Publié le

La loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), en deuxième lecture mercredi 13 mars à l’Assemblée nationale, ouvre la perspective d’une vente future des parts de l’État dans les aéroports de Paris (ADP), opérateur des aéroports de la région parisienne. Cette éventualité cause un émoi croissant, non seulement auprès du public pour qui cette privatisation prouve à nouveau le désengagement de l’État, mais aussi auprès des experts. Plusieurs questions sont posées par les observateurs.

Certes l’État a un besoin structurel de cash, et encore plus depuis qu’il a promis 10 milliards d’euros aux « gilets jaunes » cette année. Autant donc vendre les bijoux de famille : après tout, est-ce dans les attributions régaliennes de gérer un aéroport ? À cela il est rétorqué qu’un aéroport est désormais une porte d’entrée majeure dans le territoire national, bien plus stratégique que des péages autoroutiers.

Mais au-delà de ces considérations géopolitiques, le débat sur ADP devrait aussi être abordé de façon purement financière en posant une seule question, oubliée selon les critiques lors de la concession des autoroutes à un groupe privé : la vente des parts dans ADP rapportera-t-elle plus ou moins que la somme actualisée des bénéfices attendus de la part d’ADP si le statu quo était maintenu ?

Le duty free, clé de l’attractivité touristique des pays