En Corse, le difficile équilibre entre tourisme et écologie

Paris Match, le 24 août 2019
Publié le 26 août 2019

Des falaises rouges impressionnantes plongent dans une mer turquoise : la réserve naturelle de Scandola, en Corse, classée au Patrimoine mondial, cherche un difficile équilibre entre attrait touristique et préservation de ce joyau environnemental.

Après 40 minutes de navigation depuis le petit port de Porto, apparaît cette réserve emblématique de "l’île de Beauté", créée en 1975 et forte de 920 hectares terrestres et 1 000 hectares de zone marine.

Saupoudrées de verdure, les falaises de roches volcaniques torturées laissent entrevoir des figures sculptées par le temps qui nourrissent mythes et imagination du voyageur : ici, une tête de cheval ou d’hippopotame, là le chapeau de Napoléon, plus loin deux visages qui s’embrassent ou même un chanteur de polyphonie corse, main sur l’oreille. Le bateau glisse à proximité des "marches du paradis", des roches en forme d’escaliers qui plongent à 15 mètres de profondeur, avant d’approcher de "la passe du malheur", ancien repaire de pirates.

En Corse, le difficile équilibre entre tourisme et écologie