Tourisme : l'État aurait-il renoncé à sa fonction d'investisseur ?

Banque des territoires, le 27 juin 2019
Publié le 28 juin 2019

Et si, en matière de tourisme, l'État avait renoncé à sa fonction d'investisseur et d'État stratège ? C'est en tous les cas ce qu'avance Émilie Bonnivard, députée (LR) de Savoie. Dans son rapport sur le règlement du budget et d'approbation des comptes de 2018, elle déplore le retrait de l'État de la politique de structuration de l'offre touristique.

Dans le cadre de l'examen du projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2018, Émilie Bonnivard, députée (LR) de Savoie, a présenté un rapport sur l'action de l'État en matière de tourisme. Le champ étudié par la rapporteure spéciale de la commission des finances de l'Assemblée est très restreint, puisqu'il porte sur les crédits de la seule action 7 "Diplomatie économique et développement du tourisme" du programme 185, intitulé "Diplomatie culturelle et d'influence", de la mission "Action extérieure de l'État". Une action qui correspond à un modeste budget de 37,4 millions d'euros, géré par "le seul opérateur de la politique touristique de la France, Atout France". Mais ce périmètre très limité au regard de l'ensemble du budget fonde justement les critiques exprimées dans le rapport.

Tourisme : l'État aurait-il renoncé à sa fonction d'investisseur ?