Politique du tourisme : un peu de mieux, mais les retards s'accumulent

Banque des Territoires, le 31 juillet 2019
Publié le 1 août 2019

La France première destination touristique au monde vivrait sur ses acquis. Aucune véritable politique du tourisme, une gouvernance éclatée, un secteur laissé de côté par les pouvoirs publics, une réputation douteuse concernant sa qualité d'accueil, sa propreté et son mauvais positionnement en termes de compétitivité-prix... L'état des lieux de l'Hexagone aux 90 millions de visiteurs internationaux en 2018 laisse à désirer dans le dernier "Rapport d'information sur le tourisme", rendu par deux députés de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Ils formulent des propositions de "bon sens" pour que la France, 1ère destination ne soit plus au 3e ou 4e rang en termes de recettes touristiques.

La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale rend public son "rapport d'information sur le tourisme", rédigé par Marguerite Deprez-Audebert, députée (Mouvement Démocrate et apparentés) du Pas-de-Calais, et Didier Martin, député (LREM) de Côte-d'Or. Le titre très large du document ne cadre pas tout à fait avec le contenu du rapport. En effet, à l'exception de trois pages sur la façon de "reconquérir la clientèle de proximité et la clientèle française", le rapport est consacré très largement à l'accueil des touristes internationaux, confirmant ainsi la relative déshérence du tourisme national.

Politique du tourisme : un peu de mieux, mais les retards s'accumulent