Italie : fiche détaillée

DGE, juillet 2018
Publié le 25 juillet 2018

 

 

Importance économique du tourisme

Le tourisme est l’un des secteurs les plus importants de l’économie italienne puisque l’industrie du tourisme représente 11,8% du Produit Intérieur Brut italien en 2015 et 12,8% des emplois. Les recettes du tourisme international correspondantes s’élèvent à 36,4 milliards d’euros (40,2 milliards de dollars), soit une hausse de 2,3% par rapport à 2015. Le pays se classe ainsi 6ème mondial en termes de recettes du tourisme international.[1]

Organisation institutionnelle du tourisme

Un seul et même Ministère englobe tourisme et culture. La Direction générale du tourisme du Ministère du Patrimoine et des Activités culturels et du Tourisme définit le programme d’action stratégique.

La Direction Générale du tourisme élabore et lance les politiques nationales du tourisme en coordination avec les régions et les provinces autonomes. Elle est l’autorité de contrôle de l’Agence nationale du tourisme italienne (ENIT), de l’Automobile Club Italiano et du Club Alpino Italiano. La Direction générale du tourisme gère également toutes les activités touristiques qui ne relèvent pas de la compétence des régions. Elle fournit une assistance et des incitations pour développer la demande touristique, délivre des certificats et des autorisations aux professionnels étrangers, gère les relations avec les organisations internationales et participe à l’élaboration et à l’adoption de la législation de l’Union européenne.

En 2015, le budget de la Direction Générale du Tourisme a été de 30 millions d’euros. Le tourisme bénéficie aussi du Programme pour la culture et l’innovation 2014-20 financé par les Fonds structurels européens. Sur une enveloppe budgétaire totale de 490 millions d’euros, une large part est affectée au développement de 60 lieux d’attrait culturel dans cinq régions méridionales : Campanie, Pouilles, Basilicate, Calabre et Sicile.

Le rôle de l’ENIT est de commercialiser et de promouvoir l’Italie en tant que destination touristique. Depuis avril 2015, l’ENIT a le nouveau statut d’entité économique publique placée sous le contrôle Ministère des Biens et Activités culturels et du Tourisme. L’ENIT peut également conclure des accords avec les régions et les provinces autonomes, les autorités locales et d’autres organismes publics. Son conseil d’administration comprend deux membres nommés par le ministère.

La Constitution italienne délègue certaines compétences aux régions notamment la régulation des entreprises touristiques par exemple. Les provinces et les municipalités peuvent également édicter des réglementations locales pour le secteur du tourisme.

En ce qui concerne les politiques et programmes liés au tourisme, le ministère a mis en place un Comité permanent pour la promotion du tourisme en Italie, chargé d’élaborer un Plan national du tourisme sur la période 2014-2019. Le Comité est composé d’entités privées et publiques.

Un des enjeux touristiques majeurs en Italie est la meilleure répartition du tourisme dans tout le pays. En effet aujourd’hui 67% de la richesse produite par le tourisme proviennent de cinq régions toutes au Nord : Latium, Lombardie, Vénétie, Emilie-Romagne et Toscane. Un autre enjeu est le développement du tourisme durable en encourageant les entreprises à moderniser leurs services. La législation instaure des mesures pour la protection et la restauration du patrimoine culturel et la relance du tourisme. [2]

 

L’Italie comme marché émetteur et récepteur pour la France

D’après les données de l’ENIT, sur les 55 millions d’arrivées internationales en 2015, 4,3 millions résident en France. La France se place au troisième rang, derrière l’Allemagne (10,9 millions) et les Etats-Unis (4,5 millions), mais devant la Chine (3,3 millions) et le Royaume-Uni (3,3 millions).[3]

D’après l’OCDE, la France est la destination préférée des Italiens, avec 5,4 millions de départs en 2016, devant l’Espagne (2,6 millions), l’Allemagne (2,4 millions), le Royaume-Uni (1,7 million) et la Suisse (1,4 million).[4]

D’après le rapport de la DGE Chiffres clés du tourisme (édition 2017), 3 millions de Français sont partis pour l’Italie, ce qui représente 23,6 millions de nuitées. Les séjours sont de 7,8 nuitées en moyenne. L’Italie est la deuxième destination internationale préférée des touristes français. [5]

En France, d’après la Direction Générale des Entreprises (DGE), sur les 82,6 millions d’arrivés, 6,7 millions de voyageurs résident en Italie, représentant 39 millions de nuitées. L’Italie se classe 5ème des pays émetteurs de touristes en France, derrière le Royaume-Uni, l’Allemagne la Belgique et le Luxembourg.[6]

En termes de dépenses du tourisme international, l’Italie se situe au 8ème rang mondial avec 22,5 milliards d’euros de dépenses (25 milliards de dollars) en 2016, selon les chiffres de l’OMT. [7]

NB. Il peut exister des différences significatives dans les statistiques entre les arrivées en France de touristes venant d’un pays A comptabilisés par la France et les départs de touristes de ce pays vers la France comptabilisés par A. La même remarque vaut pour l’écart possible entre les départs de Français vers ce pays A (dans les statistiques françaises) et les arrivées de touristes Français comptabilisés par ce pays A.

 

Arrivées de touristes internationaux (millions)

Arrivées de touristes internationaux Italie


Recettes du tourisme international (milliards d'euros)

Recettes du tourisme international Italie

 

Chiffres-clés

 

2012

2013

2014

2015

2016

Arrivées de touristes internationaux

Arrivées de touristes internationaux (millions)

46,4

47,7

48,6

50,7

52,4

Part des arrivées mondiales (%)

4,5

4,4

4,3

4,3

4,2

Recettes du tourisme international

 

Recettes du tourisme international (milliards d'euros)

32,1

33,1

34,3

35,6

36,4

Part des recettes mondiales (%)

3,8

3,7

3,6

3,1

3,3

 

 

[1] OMT Baromètre OMT du tourisme mondial (volume 14 – Mai 2016 – Annexe statistique)

[2] Tendances et politiques du tourisme de l’OCDE 2016

[3] D’après les données de l’ENIT http://www.enit.it/en/studies-and-research.html

[4] Tendances et politiques du tourisme de l’OCDE 2018

[5] Memento du tourisme, DGE, Edition 2017

[6] 4 pages de la DGE n°84 de juin 2018

[7] OMT Baromètre OMT du tourisme mondial (volume 14 – Mai 2016 – Annexe statistique)