Surtourisme : pourquoi les Espagnols ne veulent pas limiter les arrivées

La Quotidienne, le 27 juin 2019
Publié le 27 juin 2019

C’est le marronnier de l’été ce « surtourisme » ; les grandes villes sont envahies par les touristes. Désormais, selon les médias télévisés, il faudrait que les villes limitent les arrivées de visiteurs. Pourtant une enquête vient prouver le contraire en Espagne.

En 2018, l’Espagne a connu un record en termes de nombre de touristes

Pour la sixième année consécutive, l’Espagne a établi un nouveau record d’arrivée de touristes étrangers. L’année dernière, 82,8 millions de visiteurs internationaux ont visité le pays, en hausse de 1,1 % par rapport à 2017, selon les nouveaux chiffres publiés vendredi par l’Institut national de la statistique (INE).

Les chiffres montrent que les dépenses touristiques ont augmenté à un rythme encore plus rapide, pour un total de près de 89,9 milliards d’euros, soit une hausse de 3,3 % par rapport à 2017.

Pour les espagnols, il n’y a pas de saturation

Les chiffres sont proches de la situation idéale recherchée par le gouvernement et l’industrie du tourisme.
Une augmentation des dépenses des touristes, mais (selon le gouvernement espagnol), pas assez d’arrivées pour créer une saturation, un affaiblissement des services publics qui pourrait conduire à des expressions locales de « phobie » des touristes.

Surtourisme : pourquoi les Espagnols ne veulent pas limiter les arrivées