Brésil : la marée noire sème une peur bleue sur le tourisme

Tribune de Genève, 4 novembre 2019
Publié le 5 novembre 2019

Les résidus pétroliers qui jonchent les plages brésiliennes font craindre « le pire », durant la haute saison touristique.

A la vue désolante de leurs plages paradisiaques souillées par la marée noire, beaucoup d'habitants du nord-est du Brésil craignent que la haute saison touristique ne soit déjà compromise, même si leur mobilisation a permis de rapidement nettoyer des plages. D'autant plus que le président Jair Bolsonaro l'a lui-même dit dimanche soir : « le pire est à venir ».

Dans le Pernambouc, sur les plages de Paiva, d'Itapuama et d'Enseada dos Corais, à une trentaine de kilomètres de Recife, la population s'est retrouvée désemparée quand les premières galettes de pétrole sont apparues, le 21 octobre.

Sans matériel de protection et sans savoir quoi faire face à une telle catastrophe, pêcheurs, guides de tourisme et nombre d'autres habitants dont les revenus dépendent de la fréquentation de ces plages n'ont pas hésité à ramasser les résidus pétroliers qui jonchaient le sable.
 

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