Arabie Saoudite : le tourisme, nouvel or noir ?

TourMag
Publié le 6 novembre 2017

La manne pétrolière n’est décidément plus ce qu’elle était. L’Arabie Saoudite n’a plus le choix et doit passer de l’économie de rente à un modèle économique d’ouverture.

Levier non négligeable et générateur d’emplois, le tourisme est désormais le secteur privilégié par le royaume. Du moins c’est la volonté du nouvel homme fort d’Arabie Saoudite, le prince hériter Mohammed ben Salmane Al Saoud (ou « MBS »).

Il s’agit, déclarait-il déjà en 2015 devant les ministres du tourisme présents au G20, d’une « initiative stratégique de développement pour le royaume.

Le tourisme n’a que 15 ans en Arabie Saoudite (NDLR : création en 2000 de la Commission du tourisme et du patrimoine national – SCTH) et il représente déjà le 2e secteur de recrutement ».

Il faut dire que le chômage est une épée de Damoclès sur la tête de l’Arabie Saoudite : il concerne plus de 35% des actifs. « Le royaume compte 20 millions de Saoudiens dont les 2/3 ont moins de 30 ans, analyse Mounir Slimani, deuxième conseiller auprès de l’Ambassade de France en Arabie saoudite. Cette population est jeune, éduquée, elle a fait des études et veut un travail à la hauteur de ses attentes ».

En cela, le tourisme génère suffisamment d’emplois directs ou indirects pour satisfaire cette jeunesse et conserver une paix sociale que garantissait le pétrole.

Guides multilingues, restauration, transport, construction, ingénierie, informatique… le tourisme est le nouvel Eldorado du royaume.

Problème : malgré les ambitions affichées, pour le moment, seuls les pèlerins ou hommes d'affaires étrangers peuvent se rendre en Arabie Saoudite.

 

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