Les dérives du tourisme animalier : les conclusions de notre grande enquête

National Géographic, le 28 mai 2019
Publié le 28 mai 2019

Dès mon arrivée, j'ai senti qu'Elephant Valley Thailand était un lieu différent. Installé dans une forêt en bordure de Chiang Rai, une petite ville du nord de la Thaïlande, ce domaine était la cinquième attraction dédiée aux éléphants que je visitais dans la semaine. J'avais vu des éléphants frapper des ballons de football ou faire du hula hoop. J'avais observé des touristes monter sur leur dos et se balancer sur leur trompe. Lorsque je jetais un œil dans leurs enclos, ils étaient enchaînés, leurs pattes attachées à des poteaux.

À Elephant Valley, j'ai trouvé la tranquillité. C'était la première fois que je voyais les éléphants à bonne distance. Il y en avait un qui se baignait dans une mare. Un autre qui mangeait au milieu d'un champ. Des barrières en bois entouraient une grande partie des terrains, elles étaient destinées à nous empêcher d'entrer et non pas à les empêcher de sortir, m'indique John Lee, l'un des gérants d'Elephant Valley. Personne n'était autorisé à toucher les animaux. Dans ce parc, les éléphants mènent une vie d'éléphant. (À lire : Pourquoi National Geographic publie une grande enquête sur le tourisme animalier.)

Les dérives du tourisme animalier : les conclusions de notre grande enquête

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