Alain Capestan : « Face au défi du surtourisme, les agences de voyages ont une chance fantastique »

L'Echo touristique, le 3 février 2019
Publié le 4 février 2019

Surtourisme, tourismophobie, réchauffement climatique… Le tourisme, créateur d’emplois et d’ouverture sur le monde, est pourtant largement remis en cause. Comment les professionnels doivent-ils agir ? Le congrès des Entreprises du Voyage a permis de lister des pistes, pour mieux disperser les flux.

Le tourisme doit-il changer son modèle industriel au risque de s’auto-détruire ? C’est la question légitime posée par le journaliste-animateur François-Xavier Izenic pour démarrer une table ronde sur la tourismophobie, lors du congrès des Entreprises du Voyage (EdV). Une forme de xénophobie à l’égard des touristes, qui a pris corps avec l’essor du secteur.

« Même des lieux aussi isolés et extrêmes que l’Everest sont depuis des années en proie au surtourisme, avec des accumulations de déchets incroyables, a dénoncé le sociologue Rodolphe Cristin. Parce que le droit aux vacances est devenu ‘un devoir’, a créé des infrastructures et une sorte d’artificialisation des lieux. » Un système que dénonce le sociologue, sans proposer de solution. « Je ne vais pas me faire applaudir, mais je suis plutôt partisan de la décroissance touristique », a-t-il lâché en toute franchise.

Alain Capestan : « Face au défi du surtourisme, les agences de voyages ont une chance fantastique »