Les dégâts du "surtourisme"

L'Usine nouvelle, le 4 septembre 2019
Publié le 9 septembre 2019

Ça y est, c’est la rentrée. Finies les vacances, le sable chaud, les baignades. Des vacances faites pour tout oublier. Y compris l’environnement. Car les vacances sont synonymes de transports, en voiture, en avion, voire en paquebot pour certains, autant de sources de pollutions. Mais aussi de cortèges de randonneurs piétinant les espaces naturels et altérant les paysages. Bref, le tourisme est une "industrie", majeure pour l’économie de notre pays mais dont les effets négatifs sur l’environnement sont désormais décriés. Faut-il y voir les prémices de la fin du tourisme de masse ?

Le tourisme, une industrie lourde

En 2018, 1,4 milliard de touristes ont voyagé à travers le monde selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme. Un chiffre qui devrait grimper à 1,8 milliard en 2030. L’Europe est la destination préférée des voyageurs avec 713 millions de visiteurs internationaux, suivie de l’Asie-Pacifique (343 millions), des Amériques (217 millions), de l’Afrique (67 millions) et du Moyen-Orient (64 millions). Des flux massifs de touristes qui engendrent des flux énormes d’argent, les recettes générées par le tourisme international atteignant le chiffre record de 1 600 milliards de dollars en 2017, soit 4,3 milliards de dollars dépensés chaque jour.

Les dégâts du "surtourisme"