Comment marier potentiel touristique et transition énergétique ?

La Tribune, 11 septembre 2019
Publié le 11 septembre 2019

Pour 2020, près de 100 millions de visiteurs internationaux sont attendus en France. Si ce secteur est une véritable manne pour l'Hexagone, il pèse également lourd dans son bilan carbone. Depuis plusieurs mois, l'Association nationale des élus de territoires touristiques (Anett) planche justement sur la question de l'impact environnemental du tourisme, et plus précisément sur sa transition énergétique. Emmanuel Maquet, député de la Somme et secrétaire général de l’Anett, nous livre quelques éclairages sur cette stratégie.

Avec plus de 90 millions de visiteurs étrangers en 2018, la France est aujourd'hui la première destination touristique au monde. « Le tourisme est une activité de premier plan pour l'emploi et l'économie. Notre industrie représente près de 8 % du PIB, 2 millions d'emplois directs et indirects, plus de 4 milliards d'euros de recettes de TVA, et 11 milliards de devises », résume Philippe Sueur, maire d'Enghien-les-Bains et président de l'Anett, dans un récent éditorial. Pour que la France conserve son leadership, le tourisme ne doit toutefois pas se reposer sur ses acquis, mais sans cesse s'interroger sur ses développements futurs. L'Anett, qui regroupe « l'ensemble des communes à vocation touristique, des communes touristiques, et des stations classées » - soit un total de près de 950 membres - est ainsi très attentive à la transition énergétique du secteur touristique, qu'elle compte bien transformer en un véritable atout.

Comment marier potentiel touristique et transition énergétique ?