Tourisme : le grand ralentissement des vacances profite au slow travel

Pour l'Eco, 7 août 2020
Publié le 10 août 2020

La fermeture de certaines frontières, les incertitudes sanitaires et un budget réduit vont peser sur les choix des consommateurs, mais la tendance avait devancé la crise : les Français veulent dépenser mieux et calmer le rythme de leur vie.

« Il va devenir du dernier chic de rester sédentaire », prédit Gaspard Koenig, philosophe et président du groupe de réflexion GenerationLibre, dans une tribune publiée en février dans le quotidien Les Échos.

Estimant révolu le temps où, grâce aux compagnies aériennes à bas coûts, on prenait l’avion à la moindre occasion, il appelle de ses vœux le slow travel, qu’il traduit en français par « pérégrination ». « Seul ce retour au foyer pourra nous permettre de redécouvrir le voyage dans sa forme essentielle : lente, complexe, hasardeuse, plus profonde que lointaine », estime-t-il.

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