Tourisme : Fin du diktat de l’expérientiel et de l’insolite ?

Tendance Hôtellerie, 5 mai 2020
Publié le 7 mai 2020

La frustration dope la valeur psychologique du voyage

Ce confinement a permis, pour les uns, de se replonger dans les souvenirs de vacances de leur feed instagram, pour les autres, de s’initier aux voyages immobiles à travers des balades virtuelles ou encore de (re)visionner des films invitant à des douces échappées ou à des roadtrip vitaminés...

Le confinement a « dénormalisé » le voyage. Le manque et la projection créent l’émotion avant même la (potentielle) future expérience. Conscients du terreau fertile, certains acteurs s’en sont brillamment saisi à l’instar des Iles Féroé dont des habitants volontaires se sont mués en ambassadeurs premium, prêtant leurs yeux, leurs oreilles et leurs jambes aux voyageurs pour une visite en réalité augmentée, en direct de la destination.

L’injonction de l’insolite ne sera sans doute plus souveraine ni dans l’esprit du grand public ni sur le terrain médiatique, du moins pour ces prochains mois. La reconnexion à l’essentiel vécue pendant le confinement se traduira, très certainement, par un repli sur des expériences de proximité et accessibles en voiture : « micro-aventure » près de chez soi, échappées sur le littoral, randonnées en montagne ou dans l’arrière-pays… Ce qui pouvait être de l’ordre du banal, sera sans doute vécu comme expérientiel et exceptionnel.
 

Tourisme : Fin du diktat de l’expérientiel et de l’insolite ?