Après la crise, l’espoir ténu d’un tourisme plus responsable

Sud Ouest, 14 janvier 2021
Publié le 14 janvier 2021

L’arrêt forcé du tourisme de masse causé par la pandémie de Covid-19 nourrit une réflexion sur les dégâts que ce tourisme provoque. Mais l’extrême dépendance aux revenus et aux emplois rendent toute évolution difficile.

Sur les sites touristiques abandonnés, la nature a repris ses droits. Au Machu Picchu (Pérou), l’ours à lunettes a été aperçu en des lieux qu’il avait désertés. En Thaïlande, où le nombre de touristes étrangers a baissé de plus de 83 % l’année dernière, de plus en plus d’animaux marins comme des dugongs, des tortues menacées et des requins baleines sont observés.

Pour permettre à la faune et la flore de se régénérer, le gouvernement thaïlandais a décidé de fermer, en moyenne trois mois par an, plus de 150 parcs nationaux, et de limiter l’accès. "Désormais, nous voulons un tourisme de qualité, nous ne voulons pas d’un afflux massif de touristes dans nos parcs nationaux", déclare Varawut Silpa-archa, ministre de l’Environnement. Pour compenser cette perte de volume, les tarifs pourraient augmenter, c’est "le prix à payer" pour préserver la nature.

Après la crise, l’espoir ténu d’un tourisme plus responsable