Montrer les espaces désertés aux Français : mondialité et proximité

Téoros, novembre 2020
Publié le 25 novembre 2020

Les images produites par les journalistes pour exprimer le confinement donnent la priorité aux rues, aux places et aux espaces de circulation sur lesquels on ne voit plus les flux habituels, ceux dont tout le monde se plaint pour leur abondance, notamment lors d’activités touristiques dominantes. On a vu des plages vides, des rues vides, des places vides, des quais vides, des routes sans autos, des fleuves sans trafic…

L’ensemble des images de villes vidées de toutes situations sociales concentrent principalement des espaces hyper-centraux que nous analysons pour déterminer les manières de produire de la mondialité, mais aussi la proximité des pratiques quotidiennes qui excluent toute référence au tourisme. Nous dissocions les emblèmes territoriaux du monde, qui sont en réalité hiérarchisés dans leur présentation, de ceux montrés dans les médias français à propos des principales villes françaises, qui récupèrent systématiquement le patrimoine prestigieux du passé.
 

Montrer les espaces désertés aux Français : mondialité et proximité