Nantes vise un tourisme "plus vertueux" où l'on ne viendrait plus "en avion pour 48 heures"

20 Minutes, 5 juin 2021
Publié le 7 juin 2021

Longtemps en recherche d’attractivité, la Cité des ducs se réinterroge. Alors que le Voyage à Nantes (la structure touristique à l’origine de l’événement artistique estival du même nom) fête ses dix ans, les ambitions de la sixième ville de France sont en train d’évoluer, après que la crise sanitaire est passée par là. "Aujourd’hui, on peut dire que Nantes est devenue une destination à part entière (…), se félicite Jean Blaise, le directeur du VAN. Mais nous nous questionnons sur le surtourisme et sur ce qu’il peut provoquer dans le monde. Est-il logique de venir en avion pour 48 heures dans une ville ? Doit-on continuer à aller prospecter en Chine ? (…) Nous devons réfléchir à la façon dont le tourisme peut être plus vertueux."

Alors qu’un colloque sur ce thème sera organisé avec les acteurs de la filière à la rentrée, le Voyage à Nantes semble déjà prêt à rompre avec le modèle du "city break". En vue de la saison estivale, il vient de lancer son "pass 7 jours", qui propose pour 90 euros (240 euros pour une famille) un condensé d’activités, billets pour des musées, tickets de transports… avec l’objectif d’inciter les vacanciers à rester plus longtemps sur place (en moyenne, la durée d’un séjour est de 2,3 nuitées actuellement).

Nantes vise un tourisme "plus vertueux" où l'on ne viendrait plus "en avion pour 48 heures"