Pour un autre tourisme en montagne ? Bien sûr, mais…

Libération, 4 mai 2021
Publié le 6 mai 2021

Les incantations ne suffiront pas. Un véritable examen de conscience s’impose.

Après un hiver catastrophique pour l’économie touristique et dans un environnement déjà largement impacté par le réchauffement climatique, les acteurs de la montagne veulent réagir vite et fort. Mais cet empressement bien compréhensible ne risque-t-il pas d’occulter une étape indispensable de réflexion, de remise en cause, pour ne pas dire… d’examen de conscience ? Ne remettons pas à demain les remises en question qui fâchent.

Or, nous n’y sommes pas encore.

Les jeunes, laissés pour compte

Nous n’y sommes pas encore si nous refusons de faire le compte des renoncements que nous avons préféré «mettre sous le tapis» depuis plusieurs décennies et particulièrement :

L’indifférence voire le déni dont nous avons fait preuve devant la disparition depuis 30 à 40 ans, sous les coups de la réglementation et de la priorité donnée à la rentabilité financière, des classes de neige et des classes vertes avec la fermeture progressive de ces hébergements de vacances destinés aux jeunes et si utiles à la sensibilisation et les envies de pratique dès le plus jeune âge.

Pour un autre tourisme en montagne ? Bien sûr, mais…