Gouvernance d’Air France-KLM : les tensions nationalistes de retour

Air Journal, 7 octobre 2019
Publié le 7 octobre 2019

La guéguerre entre la France et les Pays-Bas sur la gouvernance du groupe aérien Air France-KLM a repris, le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat français (APE) Martin Vial jugeant que les Néerlandais ne peuvent être présents à la fois dans le capital du groupe et dans celui KLM.

On la croyait apaisée en mars dernier, avec la mise en place d’un groupe de travail binational suite à l’entrée surprise de La Haye à hauteur de 14 % dans son capital. Mais les négociations n’ont guère progressé et la tension entre les deux pays ne s’est pas calmée, comme le prouve la sortie de Martin Vial (codirecteur du groupe de travail avec Christiaan Rebergen, trésorier général du ministère des Finances néerlandais) : « nous souhaitons une normalisation de la structure capitalistique », explique le directeur général de l’APE dans Le Figaro. Il souligne que si les deux Etats sont égalité dans le capital d’Air France-KLM, les Pays-Bas sont aussi présents dans KLM (5,9 %) alors que « « nous ne sommes plus au capital d’Air France ». Une double présence qui crée un « déséquilibre dans la gouvernance » selon Martin Vial, et empêche une gestion « totalement autonome » de KLM par la direction du groupe.
 

Gouvernance d’Air France-KLM : les tensions nationalistes de retour