Le tourisme « brassicole », voyage au pays de la bière

L'Obs, 8 juillet 2020
Publié le 9 juillet 2020

Plutôt que de visiter les caves où mûrissent de grands crus Bordelais hors de prix, un nombre croissant de voyageurs partent à la découverte des lieux où sont confectionnées les plus célèbres bières françaises. Entre célébration du patrimoine et… petite mousse bien fraîche à la sortie. #Ondécrypte.

En 2019, 1 million de visiteurs ont franchi les portes d’une brasserie pour découvrir ces lieux où se fabriquent les cervoises françaises. C’est peu, bien sûr, face aux 10 millions de touristes qui chaque année se pressent aux abords des vignobles tricolores. Mais c’est quasiment deux fois plus qu’il y a trois ans, lors des toutes premières Assises de ce que l’on commençait tout juste à appeler le « tourisme brassicole ».

Le terme est né en Belgique à la fin des années 90, quand la marque Orval, productrice de la célèbre bière trappiste, a pour la première fois ouvert ses portes au grand public. Le phénomène a pris de l’ampleur dans les années 2000 aux États-Unis, avec l’explosion des bières artisanales (« craft beers »). Pour se faire connaître, ces petites enseignes ont tout de suite invité leurs clients à parcourir les lieux où s’élaborent ces mousses fabriquées en petite quantité, dans le respect de règles ancestrales et souvent à base de produits écolos. Aujourd’hui, 40 millions de curieux visitent chaque année les 4 000 micro-brasseries américaines.

Le tourisme « brassicole », voyage au pays de la bière