«Le succès des croisières ne se dément sur aucune mer du globe», affirme Marianne Chandernagor, la commissaire générale du Salon mondial du tourisme à Paris. En dépit du naufrage du «Concordia» au large des côtes italiennes, qui fit 32 morts en janvier dernier, le secteur n’a connu qu’un léger flottement dans les mois qui ont suivi l’accident : il a très vite repris du souffle. C’est même l’un des rares à enregistrer une aussi belle croissance. En 2009, 17 millions de personnes dans le monde ont embarqué sur un paquebot, soit une hausse de 18,9% par rapport à 2005 et de 81% par rapport à 2000. Au niveau mondial, les croisières pèsent aujourd’hui 31,5 milliards d’euros. L’Europe, quant à elle, est devenue le deuxième marché du secteur, derrière les Etats-Unis, avec 6 millions de croisiéristes (une fréquentation en hausse de 9% par rapport à l’an dernier).
«Ce type de voyage conserve encore une image “seniors”, alors qu’en réalité il est très en vogue auprès des populations plus jeunes, notamment des familles», poursuit Marianne Chandernagor. On estime à 42 ans l’âge moyen des croisiéristes. De plus en plus de jeunes couples avec enfants affectionnent ces villes flottantes, équipées d’aquaparcs géants, de patinoires et de salles de cinéma en relief. Etonnant ? «Pas vraiment, puisqu’en dix ans le prix moyen des croisières a diminué de près de 30%», répond Cédric Rivoire-Perrochat, le secrétaire général de l’Association française des compagnies de croisières".
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