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La baisse du pouvoir d'achat pèse sur les départs en vacances des Français

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Relaxnews - 21 mai 2013

Publié le 21 mai 2013

Thématique: Crise économique, Consommation, Restauration, Vacances des Français, Impact sur le tourisme


Le recul en 2012 du pouvoir d'achat des Français, d'une ampleur inédite depuis 30 ans, a une conséquence palpable à quelques semaines de l'été: des millions de Français ne partiront en vacances qu'en surveillant leurs dépenses à la loupe, voire, et c'est un aspect nouveau, ne partiront pas du tout.
"C'est mécanique. Quand le pouvoir d'achat baisse, le budget des vacances baisse", remarque pour l'AFP Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme. La tendance est de "conserver la même durée de vacances, mais en se serrant la ceinture" et, pour certains, de "baisser en gamme".
Le budget moyen par foyer a, de fait, baissé l'an dernier. Mais le taux de départs en vacances a lui été relativement épargné depuis le début de la crise en 2008. En 2011, les départs ont reculé, surtout chez les plus modestes, mais la tendance en 2012 a été de préserver malgré tout le principe des vacances, relevait récemment le cabinet Raffour Interactif.
La situation en 2013 s'annonce plus sombre: selon plusieurs études récentes, les intentions de départs sont en chute libre et les budgets vacances de ceux qui comptent malgré tout partir vont à nouveau diminuer.
Le cabinet Protourisme esquissait dès la fin mars la perspective pour 2013 de trois millions de départs en moins en vacances ou courts séjours, soit un recul de 5 points du taux de vacanciers, de 67% à 62% des Français. Ce chiffre en avait à l'époque surpris certains. Mais d'autres enquêtes ont renchéri. Opinion Way évoquait même début mai un plongeon de dix points pour les vacances d'été, 53% des sondés comptant partir contre 63% en 2012.
Mais l'humeur peut changer en quelques semaines. Selon le dernier baromètre, publié jeudi pour Sofinco, les départs ne chuteraient pas vertigineusement. Mais le budget moyen baisserait de 12%, à 1.015 euros par foyer.
Interrogée par l'AFP, Pascale Hébel, qui dirige le pôle consommation de l'observatoire Crédoc, table sur "une vraie baisse des départs en vacances cette année, peut-être de 4-5 points".
Elle se dit d'ailleurs "étonnée" que le taux de départs n'ait pas plongé plus tôt, depuis le début de la crise en 2008.
Lors de la crise de 1993-1997, rappelle-t-elle, "beaucoup de gens avaient cessé de partir tous les ans et ne partaient plus que tous les deux ans" et "on en est aujourd'hui à un point bien pire qu'en 1993 en terme de consommation des ménages".
Selon les derniers chiffres de l'Insee, la France est en récession et devrait connaître une croissance nulle en 2013. Le pouvoir d'achat des Français a reculé de 0,9% l'an dernier, du jamais vu en trois décennies, et la consommation des ménages a chuté pour la première fois depuis 1993 (-0,4%).
L'argent plus important que le temps libre
"Les gens qui partent en vacances sont d'habitude les classes moyennes les plus hautes et les classes aisées. Mais en 2013, même ces gens-là vont faire attention, car le pouvoir d'achat baisse depuis plusieurs années. Il y a moins d'argent; les gens ont pioché dans leurs réserves depuis 2008; ils n'ont jamais été aussi pessimistes sur la sortie de crise. Beaucoup anticipent aussi l'impact de la fiscalité", estime Mme Hébel.
L'heure est ainsi aux hésitations: "près de 30% de ceux qui envisagent de partir en vacances ne savent pas encore s'ils le feront, combien de temps et avec quel budget", indique Didier Arino, en rappelant que traditionnellement, "le budget vacances des partants oscille entre 0,8 et 1,2 fois le revenu net mensuel du ménage, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle".
Et "pour la première fois, faute de moyens, des gens envisagent des +breaks+ en couple plutôt que des vacances en famille, en casant les enfants ailleurs; certains transforment des vacances longues en courts séjours; et de plus en plus de gens comptent sur les grands-parents", selon M. Arino.
Il estime que pour les hôteliers, campings, etc., l'impact de la baisse prévue des départs devrait surtout se voir "sur l'avant et l'arrière-saison, plutôt que sur l'été en tant que tel, qui ne s'annonce pas catastrophique".
Aujourd'hui, indique Mme Hébel en citant une enquête à paraître du Crédoc, "quand on demande aux Français ce qu'ils choisiraient entre plus de temps libre et plus d'argent, ils répondent à 70% qu'ils veulent plus d'argent. C'est le point le plus haut depuis 1993". Seuls 25% souhaiteraient plus de temps libre.

 


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