Le ralentissement de la fréquentation touristique italienne en France s'est confirmé cet été, la crise s'étant graduellement installée dans le quotidien des Italiens. Si le PIB baissera de 2,4% en 2012, les économistes s'accordent pour estimer que ce taux remontera à environ moins 0,5% en 2013. Pour sa part, la Confindustria (équivalent du MEDEF français), voit la reprise au printemps prochain.
Ce marché italien, toujours important pour la France - il reste le 4ème en nombre de visiteurs et le 2ème pour notre hôtellerie française - a besoin d'être stimulé afin de ne pas se laisser distraire par nos concurrents. De par sa proximité géographique et culturelle, l'Italie est sans conteste un des marchés les plus accessibles pour nos entreprises et organismes français de promotion et la France - de par sa très grande diversité de destinations et produits - un pays des plus intéressants pour les touristes italiens. Même, et plus encore en période de crise, ces atouts sont nos meilleurs arguments pour capter une clientèle qui a tendance à freiner la durée de ses grandes vacances mais qui cherche plus souvent des opportunités de courts séjours.
L'avion met une dizaine de villes italiennes à portée d'aile de nos grandes villes. Souvent à des prix low cost. Mais notre immense palette d'offres de produits est peu perceptible sur le marché italien. Et quand l'un d'eux est mis en avant, son prix est parfois hors marché, « fuori mercato ». Pourtant, la France dispose de bien des offres adaptées à la crise, surtout en courts séjours ( brevi soggiorni). Notre clientèle cœur de cible est celle des couples. Elle espère des offres promotionnelles pour faire un break de temps à autre. Elle se laisse volontiers convaincre par des courts séjours à thèmes et à prix avantageux.
Encore faut-il lui communiquer ces produits de 2, 3 nuits ou plus, complétés d une activité relaxante.
au sommaire :
Conjoncture :
- Conjoncture économique : l’incertitude politique pèse sur la reprise. L'économie italienne se trouve actuellement en récession et les signaux d'inversion du cycle économique se font attendre.
- Conjoncture touristique : l’activité du secteur touristique est en repli. Nous estimons la baisse de fréquentation en France cet été à plus ou moins 10%. Ce constat n’est pas propre à la France, plusieurs destinations étant concernées. L’Italie en premier lieu, où l’hôtellerie a connu une baisse de 8,8% de fréquentation des Italiens en juillet et 3% en août.
Offre et demande
- Evolution qualitative de l'offre et de la demande : l’industrie touristique italienne repose dorénavant sur Internet et les achats en ligne. Si la saison estivale est à oublier pour les opérateurs classiques italiens, il n’en demeure pas moins que des signes positifs ont été enregistrés avec la croissance de l’e-commerce dans le secteur touristique.
Distribution
- La distribution : sur les 5 dernières années, la crise aura eu un impact non négligeable sur l’organisation structurelle des opérateurs touristiques italiens. En 2007, 14 tour opérateurs italiens déclaraient plus de 100 millions € de bénéfices, aujourd’hui ils ne sont plus que 7 pour un total de 5,2 milliards € contre 5,8 il y a 5 ans !
Transporteurs
- Transport aérien et transport maritime : évolution des moyens de transport aériens et maritime entre la France (compris l'Outremer) et l'Italie. Focus sur Air France, Vueling, Volotea, Corsica Ferries, MSC Crociere et MSC.
Concurrence
- L'économie touristique italienne : un partenariat a été initié entre l’Enit et le musée Jacquemart-André à l’occasion d’une action de promotion durant l’exposition «Canaletto et Guardi, les deux maîtres de Venise »', programmée du 14 septembre 2012 au 14 janvier 2013 avec l’objectif d’atteindre plus de 250.000 visiteurs...
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La fréquentation des touristes italiens en Europe et dans le monde (par zones géographiques)