Le ciel unique européen, projet phare visant à créer un espace aérien européen unique (avec une capacité multipliée par trois et des coûts de trafic aérien divisés par deux) n’atteint pas ses objectifs. Pour accélérer sa mise en place, Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne chargé des transports, a annoncé aujourd’hui son intention de présenter, au printemps 2013, de nouvelles propositions législatives et de prendre toutes les mesures possibles pour que la législation soit appliquée, y compris, si nécessaire, engager des procédures d’infraction.
Le manque d’efficacité résultant de la fragmentation de l’espace aérien européen entraîne chaque année des surcoûts de l’ordre de 5 milliards d’euros. La longueur moyenne des vols s’en trouve augmentée de 42 kilomètres, ce qui se traduit pour les avions par une augmentation de la consommation de carburant, des émissions plus élevées, l’obligation de payer davantage de redevances coûteuses et des retards accrus. Les États-Unis contrôlent un espace aérien de même taille, avec un trafic plus dense, pour un coût presque deux fois moins élevé.
Dans le cadre de la conférence à haut niveau intitulée «Single European Sky: time for action» (Ciel unique européen: le temps de l’action) à Limassol (Chypre), le vice-président Siim Kallas a déclaré aujourd’hui: «J’ai toujours considéré le ciel unique européen comme ma priorité absolue dans le domaine de l’aviation. L’enjeu est trop important pour que nous puissions nous permettre d’échouer. Nous sommes très loin d’avoir réalisé nos ambitions initiales. Plus de dix ans se sont écoulés, et les problèmes de fond sont restés les mêmes: une capacité insuffisante, source de risques pour la sécurité, et des coûts trop élevés. Quelques signes de changement sont perceptibles, mais les progrès sont, dans l’ensemble, trop lents et trop restreints. Il nous faut trouver d’autres solutions et les appliquer sans tarder. La fragmentation nationale est excessive. Les améliorations promises n’ont pas été réalisées.»
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