Malgré des indicateurs économiques encourageants pour le troisième trimestre- une reprise de la production, un indice de la consommation des ménages en hausse, une croissance du commerce international, les tableaux de bord des hôtels restent dans le rouge. L'Ile-de-France et la Côte d'Azur enregistrent de forts recules de REVPAR, supérieurs à 10%. Si les baisses sont moins conséquentes en province, entre 5% et 10% le niveau d'activité plus bas des hôteliers les fragilise davantage.
La fréquentation hôtelière en France ne parvient toujours pas à redresser la barre en octobre, indique jeudi 3 décembre le bilan mensuel de l'analyste Deloitte. Sur un an, les 2, 3 et 4 étoiles affichent des baisses respectives de leur taux d'occupation de 5,6% (69,9%), 6,4% (68,6%) et 9,2% (66,2%).
Comme le mois dernier, les hôteliers continuent de baisser leurs prix, sauf les 2 étoiles. La catégorie haut de gamme affiche la diminution tarifaire la plus importante (-8,8%) à 215 euros. Les prix des 3 étoiles reculent de 7,5% à 98 euros quand les 2 étoiles les font augmenter de 1,9% à 65 euros.
Depuis le début de l'année, la catégorie de milieu de gamme (3 étoiles) résiste toujours le mieux avec, entre janvier et octobre, une baisse de fréquentation de 6,7% (65,3%) et des prix en baisse de 3,1% (96 euros).
L'hôtellerie de luxe s'affiche comme la principale victime de la désaffection des touristes. Son taux d'occupation recule depuis le début de l'année de 8,1% (65,4%) pour un tarif moyen en chute de près de 9,4% à 218 euros.
Quant à la catégorie 2 étoiles, la fréquentation depuis le début de l'année est en retrait de 7,3% à 65,2%. Elle est la seule catégorie hôtelière à avoir fait augmenter ses prix depuis le début de l'année (+3,6%), avec un tarif moyen de 64%.
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