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E-tourisme et nouvelles tendances de consommation touristique, analyse de Guy Raffour
 
  
 
  Communiqué de presse du Cabinet Raffour Interactif Conférence annuelle "Nouvelles tendances de consommation touristique & E-tourisme” tenue le 18 juin 2009
  publié le 30 juin 2009
  Thématique: Etourisme
 
  Où en sommes nous de la progression du E-tourisme ?
Guy Raffour : le e-tourisme fait partie intégrante du paysage informationnel et transactionnel du secteur. 45% des Français de 15 ans et plus ont préparé en ligne leurs séjours en 2008 (soit 13,4 millions) et 31% des Français partis (9,2 millions), ont réservé entièrement en ligne, soit un taux de conversion (global) des visites en réservations de 69%. Les internautes sont de ce fait de plus en plus acheteurs et notamment de e-tourisme; 1er poste du e-commerce (plus de 30% de sa valeur). Le tourisme en ligne a représenté 6,9 milliards d'euros pour l'année 2008 entièrement réservés en ligne. Au total ce sont 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires qui sont générés par la recherche en ligne de séjours (comprenant les 6,9) Dans les 3 premiers critères d'utilisation de sites de e-tourisme qui sont plébiscités, on obtient dans l'ordre :

- la possibilité d'accéder à l'information quand on le souhaite,
- sans se déplacer,
- tout en pouvant comparer les offres

Quelles sont les raisons essentielles qui expliquent sa croissance ?

Guy Raffour :
1) l'aspect générationnel : actuellement seulement 20% des "65 ans et plus" sont internautes alors que 88% des "15/ 24 ans" le sont... Le fait d'être internaute est de ce fait totalement linéaire aux générations. Actuellement, en moyenne, la population des 15 ans et plus est à 64% internaute... Cela préfigure une belle marge de croissance du e-tourisme (à périmètre égal en taux de départ)

2) il existe une forte corrélation entre les caractéristiques signalétiques des internautes et celles des partants en séjours. Les deux se rejoignent sur des tendances, par rapport à la moyenne des Français, à être plus jeunes, bénéficier de revenus plus élevés, habiter davantage dans des zones urbaines, et avoir un niveau d'étude plus élevé.

3) 61% des internautes partis en 2008, ont préparé en ligne leur séjours... donc 39% pas encore... Ceux-ci sont dans une situation captive au moindre stimuli

4) près de 40% des acteurs professionnels ne possèdent pas encore de module de réservation en ligne (voir certains pas encore de site...) Les 400 Agents de Voyages interrogés dans notre étude sur "Les Evolutions du tourisme dans les dix ans à venir", nous disent, à 85%... qu'ils devront tous posséder un module de vente en ligne.
 
5) le tourisme est une prestation de service qui ne débute physiquement qu'après la réservation... De ce fait toutes les étapes préalables sont dématérialisées, informationnelles comme transactionnelles. Elles sont adaptées à des échanges à distance et avec Internet, à tout moment et en tous lieux (l'internet mobile va renforcer cette ubiquité) D'autres raisons conduisent à une croissance prévisible du e-tourisme (encore une fois à périmètre égal en taux de départ) :

- l'augmentation de la vente directe : dans notre étude auprès des Agents de
Voyages sur les évolutions à venir, 57% disent que les touristes de loisir réserveront de "plus en plus" en direct les prestations (contre 31% "autant" et 12% de "moins en moins"). On sait, depuis des années, que moins de 10% des Français qui choisissent de partir en France passent par un distributeur ou un TO pour réserver, alors que pour partir à l'étranger, ce taux est supérieur à 50% car là il faut de la rassurance, de l'expertise d'un pays que l'on ne connaît pas avec son mode opératoire (langue, monnaie, sécurité, us et coutumes) et les visites à effectuer

- la comparaison pour rechercher le meilleur rapport qualité/ prix : dans les nouveaux comportements étudiés dans notre Baromètre annuel, c'est le premier cité par les Français partis - les sites internet s'améliorent constamment : nous le constatons dans nos audits, que ce soit en termes de contenus, plus "proches", plus personnalisés, plus visuels, plus réactifs, plus complets; que dans l'ergonomie : plus didactique, mieux séquencée, aux contenus mieux hiérarchisés et d'accès plus intuitif

- le Web 2.0 apporte une touche collaborative à l'ensemble, créant une "proximité" Les internautes ont désormais à leur disposition plusieurs catégories de sites internet qui, mis ensemble, constituent de véritables systèmes d'information de niveau professionnel. Ce pour une offre disponible en se déplaçant virtuellement et "just in time", au moment où l'impulsion du désir de partir apparaît. On constate dans notre Baromètre cette volonté de raccourcir de plus en plus le temps entre le stimuli et la réponse concrète à celui-ci, même si le départ est prévu un ou deux mois après. Ainsi ce "voyage virtuel" précède le réel grâce à la puissance du multimedia, des liens hypertexte et des échanges entre touristes.

La conjoncture difficile incite-t-elle à s'orienter davantage vers le E-tourisme ?

Guy Raffour : oui, indéniablement.
Le développement des Vdm, de la comparaison, mais aussi des offres de plus en plus personnalisées recherchées par mot clef "expérientiel" et non plus prédictif (comme les catalogues), sont des vecteurs très porteurs d'e-tourisme. Les touristes savent de plus en plus évaluer le rapport entre prix variables "yieldés" et les commodités qui y sont associées (heures, jours de départ, type de prestations) Toute leur stratégie tend, à budget contenu, à sauvegarder leur capacité à partir fruit d'un désir encore plus vif en ces temps difficiles. 54% des Français actifs considèrent les vacances comme un besoin "vital" pour lequel ils sont prêts à sacrifier d'autres dépenses. L'exhaustivité des produits & services repérés en ligne sert leurs demandes spécifiques et oblige chaque acteur de l'offre à réévaluer constamment sa valeur ajoutée servie, en vente directe comme intermédiée.

Sommes-nous toujours dans une relation multicanal ?

Guy Raffour : les 400 agents de voyages interrogés dans notre étude sur les évolutions à venir, déclarent à 89%, que les touristes de loisir acquièrent de plus en plus de "pouvoir" avec Internet. Ce media, pour 89% des Agents de voyages interrogés, modifiera de plus en plus l'infomédiation entre l'offre et la demande touristique. Mais il est inadéquat d'opposer un media aussi impactant soit-il, à un métier. Ce que l'on recherche en ligne, au-delà de tous les avantages décrits du e-tourisme, c'est avant tout une compétence, un savoir faire, des produits disponibles, une marque, un Sav... notamment pour une prestation de service hautement impliquante car comprenant des déplacements, souvent à l'étranger, avec sa famille et surtout la volonté de réussir ses vacances. De ce fait la mise en ligne de tous les corps de métier est indispensable car compte tenu de la croissance du e-tourisme, on ne peut s'extraire de cette zone de chalandise virtuelle. Le touriste, même s'il a cherché en ligne, peut aussi bien ensuite réserver autrement et l'inverse est vrai. Il faut continuer à être présent dans les zones de chalandise physiques bien placées, avec des horaires correspondant aux disponibilités des personnes qui cherchent à préparer leurs vacances et surtout une écoute et une expertise "face à face" permettant de se positionner en spécialistes "rassurants" et... permettant à ceux qui le souhaitent du "clef en mains" et une prise en charge sans temps excessif à investir dans l'amont de la prestation. La croissance de l'internet pour le secteur du tourisme est irréversible (à périmètre égal en taux de départ) 1,6 milliards d'individus évoluent (plus qu'appartenir) à ce "village global". Une croissance de ce type pour un media ne s'est jamais constatée d'autant qu'il est interactif (et non passif) et laisse la possibilité qu'un grand groupe comme une chambre d'hôte, soit repérés pour leurs spécificités puis réservés. Ce mouvement est à la portée de tous, car derrière chaque micro-ordinateur ou téléphone portable, ce sont des hommes et des femmes qui interagissent, infomédient, communiquent.

Cdrom édité en juillet à se procurer auprès de
Raffour Interactif
www.raffour-interactif.fr
Cabinet d'études et de recherche
51 rue des Belles Feuilles
75116 Paris, France

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Dernière mise à jour : 30 juin 2009
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