Avec la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, le champ d'intervention des collectivités territoriales a été largement étendu, diversifié et reconfiguré.
En particulier, des compétences propres relatives à la réalisation et à la gestion de certains aménagements et équipements à vocation touristique ont été attribuées aux communes, ces nouvelles responsabilités ayant évidemment une répercussion sur la gestion des finances communales.
Toutefois, l'importance que revêt le secteur du tourisme au sein de ces finances communales reste encore mal connue. Face à de tels enjeux, la présente étude se propose d'affiner les connaissances sur la place faite à l'activité touristique dans les finances locales.
D'un point de vue méthodologique, l'étude s'est concentrée sur les communes touristiques de moins de 10 000 habitants, l'activité touristique y étant davantage lisible au sein des finances locales. La définition d'une « commune touristique » est tirée du code général des collectivités territoriales qui fixe la liste des communes touristiques.
Par ailleurs, les données chiffrées utilisées proviennent pour l'essentiel de la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) du ministère de l'Intérieur, ce qui a permis d'analyser les politiques et compétences touristiques à l'échelle communale et les éléments constitutifs des finances locales, jusqu'en 2005.
En comparant les communes touristiques entre elles et avec la moyenne des communes à l'échelle nationale, en ce qui concerne leurs caractéristiques financières générales (prise en compte de leur population), les communes touristiques apparaissent plus dépensières, tant en termes d'investissement que de fonctionnement.
Leurs dépenses d'investissement s'avèrent, en moyenne, supérieures de 70% à celles de l'ensemble des communes. Les communes touristiques présentent également un endettement plus important que les autres communes.
Néanmoins, les communes touristiques disposent, en moyenne, de ressources plus élevées.
Ainsi, les recettes réelles totales de la moyenne des communes touristiques se trouvent être de 70% supérieures à celles de l'ensemble des communes. Leurs recettes de fonctionnement proviennent principalement de ressources fiscales, de redevances pour services rendus et de dotations de l'Etat.
Elles perçoivent, en moyenne, une dotation globale de fonctionnement supérieure en masse à celle de l'ensemble des communes. Leur épargne brute est fréquemment supérieure à la moyenne nationale, en particulier pour les plus petites communes.
Par ailleurs, le produit moyen par habitant des quatre taxes locales (taxe d'habitation, taxe sur les propriétés foncières bâties, taxe sur le propriétés foncières non bâties et taxe professionnelle) est supérieur, pour la moyenne des communes touristiques de plus de 50% à celui de l'ensemble des communes.
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